Rapport annuel de l’ombudsman de l’UL Vers l’individualisation et la conformisation…
par Raymond Poirier -
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C’est au Conseil universitaire du 1er novembre dernier que l’ancien ombudsman de l’UL, Patrick Robardet, a présenté son rapport, qui fait suite aux 689 plaintes qu’il a reçues en cours d’année 2004-2005, un nombre assez constant face aux précédentes années. Ces critiques sont tout particulièrement portées au plan de la personnalisation des profils et de ses conséquences sur l’éducation de masse.
Il a ainsi noté le souci de l’UL et de ses étudiants d’évaluer et de présenter les profils de manière personnalisée et individualisée. «Toutefois, cela nous amène à faire face au problème de l’éducation des masses: on ne peut pas en même temps vouloir individualiser le profil et prétendre traiter tout le monde pareil: il y a une tension entre les deux qui mérite d’être signalée», observe Patrick Robardet.
Ainsi, il maintient que «l’éducation de masse amène des disfonctionnements bureaucratiques, amène à favoriser l’uniformisation». Selon lui, cette friction entre l’individualisation et la conformisation crée, par conséquent, un risque d’erreur qui est préoccupant. «Il faut reconnaître qu’il y a une tension et essayer de la maîtriser», remarque M. Robardet.
Par ailleurs, il considère qu’il faut accorder plus d’attention à l’individu dans la création de son profil, véfirier quelle est la motivation des étudiants à se présenter à l’UL. «L’étudiant est le premier représentant de son chemin. Il s’agit de s’assurer qu’il y a de la cohésion dans son projet», indique-t-il; «à travers la spécificité du projet, voir quel est le lien avec l’individu; cela vaut autant au 1er cycle qu’aux cycles supérieurs». En ce sens, M. Robardet considère que la situation des étudiants étrangers, qui représentent près de 25 % des dossiers traités, en ce qui concerne leur projet d’études, «reste une préoccupation».
La majorité des plaintes reçues en 2004-2005 traitaient de la réglementation des études (38 %), des droits de la personne (22 %) et des problèmes financiers (12 %). L’ex-ombudsman a par ailleurs noté le manque de ressources auquel le Bureau de l’ombdusman avait à faire face. «Il va falloir laisser tomber certaines choses, ou il faudra aller plus vite», fait-il remarquer, soulignant qu’à l’Université de Montréal, ils sont quatre à se partager le bureau.
Face à cette demande, le vice-recteur exécutif Claude Godbout a indiqué qu’il ne souhaitait pas qu’elle fût discutée en Conseil. «Je laisse la question au Comité du budget», a-t-il noté. |
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