Désaffiliation de la CADEUL à la FEUQ L’après-référendum...
par Raymond Poirier -
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Alors que la campagne référendaire vient de commencer sur le campus, la CADEUL se prépare à toutes les éventualités. «On va être prêt à affronter l’un ou l’autre des scénarios», assure Antoine Houde, président de la CADEUL.
D’entrée de jeu, il souligne que, advenant une désaffiliation, la CADEUL ne s’associera pas avec d’autres groupes étudiants. «Nous souhaitons mettre fin à une rumeur aberrante: la CADEUL ne s’affiliera pas avec l’ASSÉ. C’est déjà choquant que des gens puissent faire circuler ça», lance M. Houde. «Une association indépendante, ça existe, l’autonomie, ça existe. La CADEUL ne s’associera pas à un autre mouvement étudiant si elle se désaffilie», continue-t-il. Du même souffle, il estime que le Front régional étudiant à Québec est «nécessaire avec ou sans la FEUQ». «C’est clair qu’il prendra plus d’importance pour nous si on quitte la FEUQ, sauf qu’il ne faut pas le voir comme une alternative à la FEUQ», croit toutefois le président.
En cas de désaffiliation La CADEUL prépare actuellement un plan d’action interne concernant la façon de fonctionner à l’intérieur de l’équipe de la CADEUL, question de déterminer la façon dont l’association mènera ses contacts politiques. Elle a envisagé aussi l’embauche d’un attaché politique, ainsi que la division de ses effectifs liés à la recherche et aux éléments socio-politiques, actuellement unis dans un seul bureau. Quant à la cotisation à la FEUQ, M. Houde assure que celle-ci «ne sera pas récupérée par la CADEUL».
En ce qui concerne les objectifs d’une CADEUL indépendante, M. Houde indique qu’elle «va se donner pour mission de rapprocher des entités du mouvement étudiant» en vue du combat à venir sur le dégel des frais de scolarité. Il souligne que l’association a ainsi à «garder un contact» avec les autres groupes étudiants et que les expertises internes développées par la CADEUL, par exemple celles concernant la reprise alimentaire ou les hausses de frais afférents, pourront lui permettre d’encourager ces rapprochements.
Si le NON l’emporte «Ce plan politique sera écarté», observe Antoine Houde, «et les étudiants auront choisi de laisser le côté plus politique à la FEUQ». Ainsi, les efforts de la CADEUL seront plutôt menés vers un «travail de consolidation interne»: «Tout débat engendre des divisions», poursuit-il. «Si la CADEUL reste dans la FEUQ, il y aura du mécontentement», remarque toutefois M. Houde. «À l’heure actuelle, on sent moins le discours qui laisse entendre que diverses associations étudiantes pourraient déserter la CADEUL si la Confédération quitte la FEUQ. Toutefois, il ne faut pas céder à ces menaces, il faut que le débat se fasse», fait-il valoir.
Le président de la CADEUL rappelle toutefois que, «si on choisit de rester dans la FEUQ, on choisit d’accepter la FEUQ telle qu’elle est actuellement». «On est sceptique au niveau de la volonté de changer», évalue Antoine Houde, et cela «malgré le discours que la FEUQ peut porter au niveau du Plan de développement». «La prise de conscience et la volonté de changer, à l’heure actuelle, elles ne sont pas en train de se faire», ajoute-t-il. Il affirme malgré tout que cela «ne signifie pas qu’on est en faveur ou non de la désaffiliation: cela signifie juste que si la CADEUL reste dans la FEUQ, elle aura à jouer un rôle critique». |
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