Faire revivre le mouvement de grève?
par Raymond Poirier -
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Ce sont près de 300 étudiants de tous les coins de la province qui étaient au rendez-vous à l’Îlot Fleuri le 26 octobre dernier, pour une manifestation organisée par l’ASSÉ, qui devait les mener jusque devant le parlement.
Après un début tranquille, l’événement aura toutefois pris un détour vers la violence. La manifestation s’est terminée en confrontation entre les étudiants et la police, qui ont fait usage de leur attirail de combat. Une situation que le porte-parole du groupe a alors refusé de dénoncer dans les médias.
Rencontré avant le départ du groupe, Francis Hamel, secrétaire à la coordination de l’ASSÉ, a expliqué que cette manifestation visait à souligner qu’il y a un an qu’a été lancé l’appel à la grève. Il rappelle aussi que l’association «n’était pas à la table de négociation», aux côtés de la FEUQ et de la FECQ. «Sur les 200 000 grévistes, 115 000 ont refusé l’offre. La FEUQ et la FECQ ont dit oui: ce sont les non-grévistes qui ont voté», évalue-t-il. «Le dossier de l’accessibilité aux études n’est pas réglé», a lancé M. Hamel.
Selon lui, la situation des transferts fédéraux doit être réglée, autant au niveau du gouvernement fédéral qu’au niveau du gouvernement provincial. «De plus, il n’y a pas juste le fédéral qui a fait des coupes en éducation: le provincial aussi. Il manque 2 M $ en éducation, si on accuse le fédéral de la moitié du montant: l’autre moitié, qui l’a coupée?», s’est questionné Francis Hamel. Il a aussi noté que le gouvernement a effectué en douce des coupes au niveau des cycles supérieurs en ne haussant pas le plafond de bourse dont bénéficient les étudiants au doctorat et à la maîtrise. |
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