Rencontre avec Pierre Dubuc, candidat à la chefferie du PQ L’UFP-OC sur une voie sans issue?
par Louis-Charles Guillemette -
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Pour Pierre Dubuc, candidat du SPQ-Libre dans la course à la chefferie du PQ, la création du parti de gauche UFP-Option citoyenne est une bonne chose, mais il prévient la nouvelle formation politique qu’elle s’engage dans «une voie sans issue».
Même s’il se réjouit que les troupes de Françoise David se soit prononcées pour la souveraineté, il considère, d’après son expérience personnelle au sein du Rassemblement pour une alternative politique et de l’UFP, que sans une réforme du scrutin, que l’on «n’aura pas avec les Libéraux», il sera difficile pour le nouveau parti de gauche de se démarquer lors du prochain scrutin. Pierre Dubuc a préféré miser sur une proportionnelle au sein du PQ «vu que c’est une parti de coalition».
Il poursuit en invitant les membres du nouveau parti à le suivre au sein du PQ. «Maintenant qu’ils ont pris position sur la souveraineté, rien ne devrait les empêcher de joindre le PQ comme club politique et continuer à débattre là-dessus.» Car l’UFP-OC risque, selon le rédacteur en chef de L’Aut’journal, de «trouver ça difficile aux prochaines élections».
Le candidat, qui était présent sur le campus le 25 octobre dernier pour une conférence, se félicite de l’élan que la course prend où les positions gauche-droite «se précisent» et que c’était son objectif. Il en profite pour dénoncer les prises de positions d’André Boisclair qui s’est prononcé «contre le rappel des lois antisyndicales» et «pour les PPP». Pierre Dubuc continue en y allant d’un avertissement au leader de la course: «Si tu empruntes a Mario Dumont son programme économique et social, tu risques de te retrouver avec son programme constitutionnel et n’avoir aucun rapport de force à opposer au fédéral.»
Autrement, il se réjouit des perspectives futures qu’engendre le débat actuel au sein du PQ afin de «créer une société nouvelle». «Il faut profiter de cette fenêtre qui s’ouvre», assure le candidat Dubuc, pour faire adhérer le Québec à de nouveaux choix de société comme «diminuer notre dépendance au pétrole» et augmenter notre utilisation des transports ferroviaires. Il souhaite aussi créer un système de transport collectif urbain électrifié qui pourrait, en bout de ligne, revitaliser les régions.
Mais avec le traitement de l’information des grands médias, il est peu étonnant, selon lui, que l’on ne parle pas des transports alternatifs. «Ce n’est pas les grands médias qui feront la promotion du transport en commun vu le nombre important de pubs de voitures qui représente la moitié des pages des journaux.» C’est cette même «dérive journalistique» qui se manifeste actuellement à l’occasion de la course à la chefferie du PQ.
Cette «couverture pitoyable», d’après Pierre Dubuc, fausse la perception qu’ont les électeurs de la campagne où l’on insiste plus sur les chicanes et la désunité. «On débat comme des gens raisonnables avec des idées différentes.» Peut-être que le fait d’être neuf, «c’est trop». Ainsi, au lieu de convenablement présenter les prises de positions et les enjeux, M. Dubuc déplore le fait que ce soit tout de suite les chroniqueurs qui donnent leurs opinions avant même que les lecteurs se soient fait une idée: «C’est inexcusable; aucun reportage sur ce qui se dit.» |
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