Impact Campus - Le journal des étudiants et des étudiantes de l'Université Laval

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Le journal des étudiants et des étudiantes de l'Université Laval


Édition du Mardi 8 novembre 2005 > Actualités
Actualités
 
David Brulotte  
Trois étudiants convoqués à la suite des événements du 24 février dernier
Le Comité de discipline tranche
Guillaume Beaulieu suspendu de l’UL avec une amende de 1177 $

Après une rentrée angoissante pour les trois étudiants convoqués devant le Comité de discipline de l’Université Laval, les verdicts sont tombés récemment. Deux déclarations de non-culpabilité et trois sentences de culpabilité ont ainsi été émises par le tribunal universitaire, une instance que les étudiants continuent de dénoncer.

Ainsi, Olivier Amyot a été déclaré non coupable sur toute la ligne, alors que Jean-Michel Landry a été déclaré coupable sur l’un de ses deux chefs d’inculpation, soit interférence avec le travail d’un policier, et a reçu comme sentence une session de probation. Guillaume Beaulieu s’en sort à moins bon compte: déclaré coupable sur tous ses chefs d’accusations, qui font suite aux événements du Collectif de Minuit du 24 février dernier ainsi qu’à une autre manifestation. Comme sentence, il sera suspendu de l’UL la session prochaine et il devra aussi payer une amende de 1 177 $ en frais administratifs.

En Bref
Un nouveau quartier à l’UL?


 
Renaud Philippe  
Victoire d’Andrée P. Boucher aux élections municipales
Un mandat sous le signe de la division?
C’est forte d’une victoire qu’elle a qualifiée d’«écrasante» qu’Andrée P. Boucher s’est présentée devant ses partisans, dimanche soir dernier. Élue mairesse de Québec avec une claire majorité, l’ex-mairesse de Sainte-Foy entame néanmoins un mandat qui pourrait être placé sous le signe de la division.

Andrée P. Boucher se voit élue à la tête d’un Conseil de Ville qui sera majoritairement formé de candidats du Renouveau municipal de Québec (RMQ) de Claude Larose. Ils seront 24 sur une possibilité de 37 sièges. Au sujet de cette possible dominance du RMQ au Conseil, Mme Boucher a annoncé qu’elle ne tolèrerait pas un manque de coopération de la part des conseillers élus. «Je plains celui qui va bloquer pour bloquer. On n’est pas d’abord au service d’un parti, ce serait rire du peuple», s’est-elle exclamé. Elle a aussi affirmé que «le bien des citoyens, ce n’est jamais dans deux directions différentes, ça va dans une seule».

 
David Brulotte  
Bellemarre coule, Larose bon deuxième
Alors que le RMQ était partagé entre la défaite de son chef, Claude Larose, et la victoire de 24 de ses candidats, Marc Bellemarre de son côté connaissait une défaite cuisante devant Andrée P. Boucher. Son parti, Vision Québec, a été lui aussi défait, un seul candidat accédant au poste d’échevin. Toutefois, l’ancien ministre libéral a tout de même annoncé, dimanche soir, qu’il resterait à la tête de son parti municipal.

M. Bellemare ne s’est fait aucun reproche, assurant que si c’était à recommencer, il ferait exactement la même chose. C’est d’ailleurs en acclamation et en applaudissement que ses partisans, réunis au Liquor Store, l’ont accueilli avec la moitié de son équipe de conseillers, tard dans la soirée. Celui qui se faisait l’image de la jeunesse et du changement a-t-il été victime de l’absentéisme de son public cible? «Je ne sais pas dans quelle mesure les jeunes ont voté ou n’ont pas voté, ce que je sais c’est que bien sûr les propositions que nous avons faites n’ont pas été assez expliquées, assez comprises», a souligné Marc Bellemarre.

En Bref

 
David Brulotte  
Débat du PQ sur l’éducation à Saguenay
Le gel des frais, une nécessité
Divers remèdes pour un même constat

Les candidats à la chefferie du Parti québécois s’en sont pris au financement des écoles privées et ont réaffirmé la nécessité de maintenir le gel des frais de scolarité, lors d’un débat sur l’éducation les réunissant à Saguenay mercredi dernier.

Un consensus s’est rapidement formé entre les candidats sur la nécessité de réduire le financement public des écoles privées afin de revaloriser et d’améliorer la qualité des institutions publiques. Cette mesure se trouve d’ailleurs enchâssée dans le programme du parti, adopté en juin dernier. «Comment parler d’égalité des chances lorsque certaines écoles publiques aussi ont un système de sélection [des élèves]?», s’est ainsi questionné Pierre Dubuc.

 
David Brulotte  
Débat du PQ sur l’éducation à Saguenay
Le gel des frais, une nécessité
Rencontre avec des leaders étudiants

La vice-présidente aux affaires externes de la CADEUL, Catheryn Roy-Goyette, estime que le débat sur l’éducation entre les candidats à la succession de Bernard Landry a réussi à «déscléroser le PQ» dans le domaine de l’éducation.

Présente à Saguenay lors du débat de mercredi dernier, elle a trouvé intéressantes certaines propositions apportées par les neuf candidats, en particulier celle de Jean-Claude Saint-André de faire la lutte à l’évasion fiscale afin de réinvestir l’argent retrouvé dans l’éducation.

 
David Brulotte  
Funérailles de l’Entithé dans la cafétéria du De-Koninck
Intensification des hostilités
La messe de l’Entithé du 25 octobre dernier a souligné l’enterrement du projet étudiant de reprise des installations alimentaires, la semaine où Sodexho ouvrait les portes de son nouveau comptoir au De Koninck. La sécurité était aux aguets, alors qu’un prêtre bidon animait la messe funéraire organisée par la CADEUL. La cérémonie était l’occasion d’annoncer l’intensification des hostilités envers le monopole alimentaire de Sodexho.

«Une partie du concept d’une messe funèbre voulait célébrer la mise à mort par l’administration universitaire du projet qu’était l’Entithé», explique Antoine Houde, président de la CADEUL: «les étudiants ont ainsi porté symboliquement le tombeau de nos valeurs». Le président est d’ailleurs fort satisfait du succès public et médiatique de l’événement. Il souligne aussi la participation de nombreux champs d’étude à l’activité, comme par exemple, les étudiants en études théâtrales, en musique ou encore en théologie.

Rapport annuel de l’ombudsman de l’UL
Vers l’individualisation et la conformisation…
C’est au Conseil universitaire du 1er novembre dernier que l’ancien ombudsman de l’UL, Patrick Robardet, a présenté son rapport, qui fait suite aux 689 plaintes qu’il a reçues en cours d’année 2004-2005, un nombre assez constant face aux précédentes années. Ces critiques sont tout particulièrement portées au plan de la personnalisation des profils et de ses conséquences sur l’éducation de masse.

Il a ainsi noté le souci de l’UL et de ses étudiants d’évaluer et de présenter les profils de manière personnalisée et individualisée. «Toutefois, cela nous amène à faire face au problème de l’éducation des masses: on ne peut pas en même temps vouloir individualiser le profil et prétendre traiter tout le monde pareil: il y a une tension entre les deux qui mérite d’être signalée», observe Patrick Robardet.

 
David Brulotte  
Distribution de nourriture par le Collectif de Minuit
Tous sur le qui-vive
Tous étaient sur le qui-vive, le 27 octobre dernier, lors de la distribution gratuite hebdomadaire de nourriture végétalienne par le Collectif de Minuit. Une menace d’arrestation pesait alors sur les membres du groupe. Afin de s’assurer que les événements ne tournent pas à la violence, à l’image des arrestations du 24 février dernier, les associations étudiantes de l’UL étaient sur place.

«Les étudiants nous ont demandé d’être là, de venir voir, cette semaine», explique Pierre-Philippe Lefebvre, vice-président à l’externe de l’AELIÉS. «On s’intéresse à la situation, mais on n’a pas de position officielle sur le sujet», ajoute-t-il, souhaitant toutefois que les partis en cause dialoguent autrement que «par l’entremise du Service de sécurité». «Depuis le début de la session, on est présent  tous les jeudis pour voir comment ça se passe et être témoin des événements», remarque pour sa part Antoine Houde, président de la CADEUL, rappellant qu’il s’agit là «d’une action pacifique». «Il n’y a rien de violent dans la distribution gratuite de nourriture végétalienne», ajoute-t-il.

Désaffiliation de la CADEUL à la FEUQ
L’après-référendum...
Alors que la campagne référendaire vient de commencer sur le campus, la CADEUL se prépare à toutes les éventualités. «On va être prêt à affronter l’un ou l’autre des scénarios», assure Antoine Houde, président de la CADEUL.

D’entrée de jeu, il souligne que, advenant une désaffiliation, la CADEUL ne s’associera pas avec d’autres groupes étudiants. «Nous souhaitons mettre fin à une rumeur aberrante: la CADEUL ne s’affiliera pas avec l’ASSÉ. C’est déjà choquant que des gens puissent faire circuler ça», lance M. Houde. «Une association indépendante, ça existe, l’autonomie, ça existe. La CADEUL ne s’associera pas à un autre mouvement étudiant si elle se désaffilie», continue-t-il. Du même souffle, il estime que le Front régional étudiant à Québec est «nécessaire avec ou sans la FEUQ». «C’est clair qu’il prendra plus d’importance pour nous si on quitte la FEUQ, sauf qu’il ne faut pas le voir comme une alternative à la FEUQ», croit toutefois le président.

 
Renaud Philippe  
Faire revivre le mouvement de grève?
Ce sont près de 300 étudiants de tous les coins de la province qui étaient au rendez-vous à l’Îlot Fleuri le 26 octobre dernier, pour une manifestation organisée par l’ASSÉ, qui devait les mener jusque devant le parlement.

Après un début tranquille, l’événement aura toutefois pris un détour vers la violence. La manifestation s’est terminée en confrontation entre les étudiants et la police, qui ont fait usage de leur attirail de combat. Une situation que le porte-parole du groupe a alors refusé de dénoncer dans les médias.

 
David Brulotte  
Rencontre avec Pierre Dubuc, candidat à la chefferie du PQ
L’UFP-OC sur une voie sans issue?
Pour Pierre Dubuc, candidat du SPQ-Libre dans la course à la chefferie du PQ, la création du parti de gauche UFP-Option citoyenne est une bonne chose, mais il prévient la nouvelle formation politique qu’elle s’engage dans «une voie sans issue».

Même s’il se réjouit que les troupes de Françoise David se soit prononcées pour la souveraineté, il considère, d’après son expérience personnelle au sein du Rassemblement pour une alternative politique et de l’UFP, que sans une réforme du scrutin, que l’on «n’aura pas avec les Libéraux», il sera difficile pour le nouveau parti de gauche de se démarquer lors du prochain scrutin. Pierre Dubuc a préféré miser sur une proportionnelle au sein du PQ «vu que c’est une parti de coalition».

 
Courtoisie  
Conférence de Jean Ziegler
Une lutte contre la faim dans le monde
Plus de 200 personnes se sont cogné le nez contre la porte de la Bibliothèque nationale, à Montréal, le 2 novembre dernier, où l’Institut du Nouveau Monde recevait le célèbre Jean Ziegler. Figure de proue de l’altermondialisme, l’homme parcourt la planète dans le but d’informer les citoyens sur les escroqueries transnationales s’abattant sur notre ère.

Cet écrivain, professeur d’université, reporter spécial à la Commission pour l’alimentation de l’ONU, est avant tout militant pacifiste contre une des violences les plus sournoises de notre époque: la faim dans le monde. «Un enfant qui meurt de faim est un enfant assassiné!», scande-t-il dès les premières minutes afin de donner le ton de sa présentation. «Nous possédons [sur terre] les ressources suffisantes pour nourrir plus de douze milliards d’êtres humains à l’heure actuelle» et pourtant « toutes les cinq secondes, un enfant de moins de dix ans décède d’une alimentation insuffisante». Une fois l’urgence de la situation annoncée, M. Ziegler enchaîne sur la solution au fléau: l’instauration «d’un droit de l’Homme à l’alimentation».  Utopique pour certains, cette proposition a toutefois été acceptée par tous les pays siégeant aux Nations Unies. Tous, sauf un, qui y a opposé son véto avec véhémence: les Etats-Unis.

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