Retour sur la lettre ouverte de Serge Kaliaguine concernant le dossier Christian Roy Ambiance de calomnie à l’UL?
par Geneviève Lajoie -
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Serge Kaliaguine, professeur-chercheur au sein du Département de génie chimique de l’UL, a tenu à dénoncer la latitude de l’administration universitaire dans le dossier conduisant au congédiement, en août dernier, de son ancien collègue Christian Roy, lors d’un entretien avec Impact Campus.
M. Kaliaguine dénonce ainsi «l’ambiance de calomnie» qui règne au sein des groupes de recherche de l’Université, à la suite de la décision de l’administration de congédier Christian Roy, le 23 août 2005. «La latitude de l’UL dans ce dossier a conduit à l’émergence d’un climat réellement malsain dans les laboratoires des départements où il se fait de la recherche», a-t-il indiqué.
Ce dernier a ainsi souligné «que l’image de calme que tente de faire transpirer l’administration universitaire l’empêche de reconnaître sa faute dans le dossier de M. Roy». Pour Serge Kaliaguine, la politique de transparence excessive de l’UL cache des problèmes de taille en recherche. «L’Université devrait être l’endroit où l’on cultive le savoir et les connaissances», a tenu à dire le professeur-chercheur, avant d’ajouter la présence évidente d’importants dysfonctionnements au sein de l’administration de la recherche à Laval.
De son côté, le syndicat des professeurs de l’UL a indiqué n’avoir aucune information concernant le dossier et n’a pas tenu à faire de commentaires supplémentaires. À noter que le Service des communications de l’UL n’a pas fait suite aux appels d’Impact Campus concernant le dossier.
Un malaise à travers le campus? D’après Serge Kaliaguine, le malaise ne toucherait pas seulement le Département de génie chimique, mais bien toutes les facultés qui s’adonnent à des projets de recherche. «Le congédiement du professeur-chercheur a engendré une chasse aux sorcières sans précédent au sein du corps professoral de l’Université Laval», a-t-il d’ailleurs confié. Selon lui, un nombre important de professeurs aurait été mis sous enquête par l’administration universitaire depuis septembre, des suites du débordement de l’affaire liée à Christian Roy. Il estime ainsi qu’une politique de transparence abusive de la part de l’UL a suivi le débordement de ce dossier, tout particulièrement dans les médias, ce qui a amené ce climat de tension.
On peut rappeller que Christian Roy, professeur-chercheur pendant vingt ans au Département de génie chimique de l’Université Laval, initiateur du Groupe Pyrovac Inc et fondateur de la société Vaperma, a été acquitté, il y a de cela quelques semaines, de l’accusation de fraude liée à l’utilisation du matériel et des subventions de recherche qui pesait sur lui. Aussi, une perquisition de la police de Québec avait eu lieu en décembre 2004 dans l’un des laboratoires du pavillon Adrien-Pouliot où M. Roy s’adonnait à ses recherches. |
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