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Édition du Mardi 31 janvier 2006 > Actualités > Un pavillon vétuste, selon ses occupants
Mise aux normes du pavillon Alexandre-Vachon
Un pavillon vétuste, selon ses occupants
par Raymond Poirier - Actualités

Renaud Philippe
Selon ses occupants, le pavillon Alexandre-Vachon a besoin d’être rénové, et vite. Selon le doyen de la Faculté de sciences et génie (FSG), il faudrait que les travaux de remise à neuf de ce pavillon, qualifié par beaucoup de «vétuste», soient terminés d’ici trois ans.

«Les laboratoires dont on parle datent de 1962. Les choses ont vieilli, les besoins ont changé, et nous sommes pris avec les systèmes qui étaient en place à ce moment-là», explique Jean-Baptiste Sérodes, doyen de la FSG. «On est rendus à la limite du bâtiment», fait valoir Denis Bussières, directeur exécutif de la Faculté. «Il n’y a pas de risques en tant que tels, mais il y a une vétusté qui exige une mise aux normes», note M. Sérodes.

Les associations étudiantes appuient les évaluations de la Faculté, qui souhaite que les travaux s’effectuent le plus rapidement possible. «Plus on attend, plus ça risque de vieillir, plus il y a un risque de danger», explique David Jeannette, président de l’Association des diplômés en sciences et génie. Il estime que les travaux, s’ils étaient faits de manière générale, coûteraient moins cher qu’en y allant au cas par cas. «À long terme, ça coûterait plus cher que tout remettre à neuf», ajoute-t-il.

«Toutes catégories de rénovations confondues, il est clair que les laboratoires sont désuets de manière plus que catastrophique et ce, dans tous les départements», remarque pour sa part la présidente de l’Association des étudiants de sciences et génie de l’UL Marie-Michelle Rousseau-Clair. «On est complètement hors-normes, on n’a pas de gicleur et zéro système de ventilation», ajoute-t-elle. Elle craint toutefois que le projet de rénovation s’échelonne sur trop longtemps et que trop de temps soit investi sur la discussion autour du projet. «Ça n’a pas de bon sens qu’on laisse ça devenir vétuste sans rien faire», continue Mme Rousseau-Clair.

Parmi les besoins, on retrouve de nouvelles hottes, des réaménagements de certains laboratoires, notamment ceux de chimie ou de microbiologie, de la cafétéria ou encore une réfection du système de ventilation. Des travaux dans les laboratoires avaient été effectués il y a environ cinq ans. «Beaucoup de modifications ont été faites», remarque Sylvain Allaire, directeur-adjoint santé et sécurité du travail, soulignant ainsi la construction d’une salle de distillation ainsi que l’achat de hottes.

Les travaux sur la ventilation remontent à plus longtemps. «Il y a eu une réfection importante de la ventilation du pavillon, il y a quinze ans. Les principaux points de mise aux normes ce sont les issues, [il faut] notamment prévoir des cages d’escaliers dont l’évacuation s’effectue à l’extérieur. Il y a des travaux importants à faire», explique Robert Desmeules, chef de la division des aménagements au Service des immeubles.

Une question d’image?
«Les étudiants aimeraient ça travailler dans un laboratoire beaucoup plus récent, ça nous a coûté pas mal d’étudiants», estime David Jeannette, indiquant que «le nombre d’étudiants dans la Faculté diminue» et que cela est peut-être dû à l’image que celle-ci présente. «Nous, on a une baisse d’étudiants depuis plusieurs années», remarque aussi Mme Rousseau-Clair, qui estime que la FSG ne se compare pas favorablement avec d’autres établissements d’enseignement. De son côté, sans mettre un grand accent sur l’aspect esthétique, M. Sérodes remarque toutefois que «quand tu tombes sur les laboratoires de 1er cycle qui ont 50 ans, ils ont probablement l’air plus vieux que ceux que les étudiants ont connus au cégep». Toutefois, un nouveau laboratoire nécessite un investissement de 100 000 $. La qualité des installations, selon les associations étudiantes, influence aussi la fréquentation en Sciences et génie.

De grands investissements ont été faits pour remettre à jour le matériel lié, entre autres, au laser, avec la construction du Centre d’optique, de photonique et de laser (COPL), «l’un des mieux faits en Amérique du Nord» selon David Jeannette. Le pavillon a été construit au côté du pavillon Vachon. Si le COPL avait été construit à même le Vachon, cela aurait obligé l’UL à remettre aux normes l’ensemble du bâtiment, ce qui aurait représenté un gros montant d’argent non couvert par les subventions selon le Service des immeubles. «Ils ont tout fait pour ne pas toucher au pavillon, donc ne pas avoir besoin de remettre aux normes le Vachon», croit Marie-Michelle Rousseau-Clair.
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