Impact Campus - Le journal des étudiants et des étudiantes de l'Université Laval

Rechercher dans les articles :   


Le journal des étudiants et des étudiantes de l'Université Laval


Édition du Mardi 31 janvier 2006 > Actualités
Actualités
 
Renaud Philippe  
Retour sur la lettre ouverte de Serge Kaliaguine concernant le dossier Christian Roy
Ambiance de calomnie à l’UL?
Serge Kaliaguine, professeur-chercheur au sein du Département de génie chimique de l’UL, a tenu à dénoncer la latitude de l’administration universitaire dans le dossier conduisant au congédiement, en août dernier, de son ancien collègue Christian Roy, lors d’un entretien avec Impact Campus.

M. Kaliaguine dénonce ainsi «l’ambiance de calomnie» qui règne au sein des groupes de recherche de l’Université, à la suite de la décision de l’administration de congédier Christian Roy, le 23 août 2005. «La latitude de l’UL dans ce dossier a conduit à l’émergence d’un climat réellement malsain dans les laboratoires des départements où il se fait de la recherche», a-t-il indiqué.

300 000 $ pour l’immigration
La ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles (MICC) Lise Thériault et la mairesse de Québec, Andrée Boucher, ont signé une entente pour la mise en œuvre du plan d’action de la Capitale nationale en matière d’immigration et d’intégration des personnes immigrantes. Ainsi, un montant de 300 000 $ sera consacré à la réalisation de trois volets d’activités, soit la promotion de la ville comme lieu d’établissement, l’accueil et l’intégration des personnes immigrantes et le rapprochement interculturel au sein de la population.

 
Renaud Philippe  
Mise aux normes du pavillon Alexandre-Vachon
Un pavillon vétuste, selon ses occupants
Selon ses occupants, le pavillon Alexandre-Vachon a besoin d’être rénové, et vite. Selon le doyen de la Faculté de sciences et génie (FSG), il faudrait que les travaux de remise à neuf de ce pavillon, qualifié par beaucoup de «vétuste», soient terminés d’ici trois ans.

«Les laboratoires dont on parle datent de 1962. Les choses ont vieilli, les besoins ont changé, et nous sommes pris avec les systèmes qui étaient en place à ce moment-là», explique Jean-Baptiste Sérodes, doyen de la FSG. «On est rendus à la limite du bâtiment», fait valoir Denis Bussières, directeur exécutif de la Faculté. «Il n’y a pas de risques en tant que tels, mais il y a une vétusté qui exige une mise aux normes», note M. Sérodes.

125 M $ à investir sur le campus
C’est près de 125 M $ d’investissements qui seraient nécessaires à l’UL pour remettre à niveau ses installations. Toutefois, les subventions du ministère de l’Éducation du  Québec (MEQ) ne sont pas à la hauteur des besoins selon l’UL.

Les manques sont surtout au plan budgétaire. «C’est clair qu’on ne peut pas le faire à l’intérieur des budgets de l’UL», explique Robert Desmeules, chef de la division des aménagements au Service des immeubles. Il indique que, pour l’instant, les budgets ne permettent que de mettre des patches sur les bâtiments. «On ne peut même pas dire que l’on se maintient», remarque-t-il.

 
Renaud Philippe  
Sécurité et financement des laboratoires de l’UL
La recherche plutôt que l’enseignement
Les accidents dans les laboratoires de l’Université Laval sont peu fréquents

La situation dans les laboratoires de recherche à l’UL se porte bien, notamment grâce aux mesures de sécurité bien établies et au soutien du Fonds canadien à l’innovation (FCI). Toutefois, en ce qui concerne les infrastructures ou les laboratoires d’enseignement, on commence à percevoir les limites de ce financement.

Ainsi, ces fonds ne s’appliquent qu’aux laboratoires de recherche et non aux laboratoires servant exclusivement à des fins d’enseignement, ce qui en constitue le principal problème. «Plusieurs laboratoires de recherche en chimie ont été rénovés à même ce fonds-là, mais les laboratoires d’enseignement en 1er cycle, ce n’est pas le FCI qui va les couvrir», explique Denis Bussières, directeur exécutif de la Faculté de sciences et génie, soulignant que les laboratoires du pavillon Alexandre-Vachon servent «strictement à l’enseignement». Certains laboratoires de recherche du Vachon ont été déplacés vers le pavillon Eugène-Marchand ou le seront bientôt vers le Centre d’optique, photonique et laser.

 
Renaud Philippe  
Relance du Comité-conseil sur le Service de sécurité et prévention
Confusion entre l’UL et les associations
Après une pause de quelques années, le Comité-conseil sur le Service de sécurité et prévention (SSP) a été relancé. Toutefois, une certaine confusion quant aux objectifs de la première rencontre est observée. Alors que l’UL voulait mettre à jour les informations relatives au Service, les étudiants voulaient plutôt discuter des dossiers chauds qui les concernent.

Le Comité-conseil sur le SSP ne s’était pas réuni depuis 2002. Cette absence de rencontres était due à un changement administratif important au sein du Service de sécurité, selon Martin Guay, chargé de communications à la Direction des affaires publiques. Le Comité a été relancé, selon lui, «à la demande des intervenants, pour faire le point sur la restructuration et être au fait des modifications au sein du Service». Ainsi, à l’ordre du jour, on retrouvait des discussions concernant l’organigramme du SSP, une description des outils informatiques dont le service dispose, ou encore des propos quant à la formation reçue par les agents.

Critique livre

 
Renaud Philippe  
Renouvellement de la convention collective de l’APAPUL
Obtenir des salaires compétitifs
En mai prochain, la convention collective de plusieurs syndicats universitaires arrivera à échéance. Voici le premier d’une série de portraits de ces associations: celui de l’Association du personnel administratif professionnel de l’Université Laval (APAPUL), pour lequel l’ajustement des salaires sera la préoccupation majeure.

«On prévoit commencer les négociations à l’automne. Avant de les entamer, on veut revoir le plan de classification», dit Charles Simard, conseiller en relations de travail à l’APAPUL. Le plan de classification détermine l’échelle salariale des membres.
 

Chronique campus
Le diktat de l’Université

L’Université se propose de modifier le règlement disciplinaire à l’intention des étudiants lors de la séance de la semaine prochaine du Conseil universitaire. Aux dires des représentantes étudiantes qui sont responsables du dossier, ces modifications ne sont pas à l’avantage des étudiants convoqués devant le Comité de discipline. Ceci ne me surprend guère et représente l’incapacité de l’administration universitaire d’établir un dialogue constructif avec les étudiants. Au contraire, depuis la dernière élection du recteur, une odeur de vendetta se dégage de certaines décisions concernant les étudiants.

 
Renaud Philippe  
Quebec Model United Nations à l’Université Laval
L’apprentissage de la diplomatie
Pas facile d’être diplomate: cela exige doigté, patience et discipline. Voilà, entre autres choses, ce qu’ont appris les 156 délégués réunis dans la salle IBM du pavillon Palassis-Prince pour le Quebec Model United Nations (QMUN) samedi dernier.

Le QMUN est en quelque sorte un exercice de pratique pour la Simulation des Nations Unies qui se tiendra à New York en avril prochain. Il réunissait cette année les délégations de deux collèges et quatre universités de la province de Québec. Selon Véronique Bergeron, présidente de l’Association pour la simulation des Nations Unies de l’Université Laval (ASNUUL), l’objectif est de «créer un réseau avec les autres universités qui seront présentes à New York et se pratiquer à négocier avec un groupe élargi».

 
Renaud Philippe  
Parrainage d’étudiants étrangers à l’UL
Aider à l’intégration
Une campagne de recrutement est actuellement en cours à l’UL. Ce que l’on recherche? Des gens intéressés à parrainer des étudiants étrangers, question de faciliter leur intégration au monde québécois, ce qui est un défi pour beaucoup d’entre eux.

L’approche consiste à jumeler des étudiants de l’Université Laval avec des étudiants étrangers afin de les aider à s’acclimater au Québec. Ils établissent ainsi des contacts fréquents pour apprendre la langue française et donc faciliter leur déplacement et leurs achats quotidiens. L’association de parrainage permet de «créer des liens entre les parrainés et les parraineurs  et ainsi donner un point de repère pour les immigrants», a expliqué Véronique St-Pierre, porte-parole de l’Association de parrainage à l’UL.

Mois de l’histoire des Noirs en février

 
Renaud Philippe  
Retour sur la Chaire publique de l’AELIÉS
Un système de santé public… avec du privé?
Est-ce que le privé a sa place dans le régime public de soins de santé au Québec? C’est à cette question que Claude St-Georges, Chantal Gravel et Valentin Petkantchin ont tenté de répondre, cette semaine, lors de la troisième conférence 2005-2006 de la Chaire publique de l’AELIÉS.

Les défaillances du système public québécois étaient à l’honneur lors de ce débat. Pour Valentin Petkantchin, directeur de la recherche à l’Institut économique de Montréal, la  «privatisation est inévitable d’une certaine façon». En relatant l’augmentation des dépenses reliées à la santé entre 1993 et 2004, il fait remarquer qu’elles sont aussi élevées que dans des systèmes où il n’y a pas de file d’attente. Le directeur en déduit que «l’État est un mauvais gestionnaire» et qu’il «nous coûte trop cher sans livrer la marchandise».

Une cotisation qui rapporte
Chaque année, plus de 1,5 M $ sont redistribués aux étudiants grâce à la Fondation de l’Université Laval et les fonds d’investissement étudiants (FIÉ).

Si vous avez déjà porté attention à votre facture des frais de scolarité, vous avez probablement remarqué qu’un 20 $ est attribuable à une cotisation. 5 $ vont à la Fondation de l’UL et 15 $ sont versés aux FIÉ, c’est-à-dire votre faculté.

 
Renaud Philippe  
Deux lavalloises séjournent en Mongolie
Créer une audacieuse occasion
D’un rêve de cirque ambulant en Mongolie naît un projet, celui du «livre bricolé». Nancy Fall et Marianne Dubé, étudiantes en enseignement du français langue seconde, créent elles-mêmes une audacieuse occasion…

«On avait envie de vivre quelque chose de différent», raconte Marianne Dubé. C’est dans cette optique que les filles accouchent du «livre bricolé». «Le projet nous a servi de tremplin pour intégrer une communauté culturelle différente et établir un échange positif entre les peuples», fait observer Nancy Fall.

 
Courtoisie  
Entretien avec Renéo Lukic
La mort d’Ibrahim Rugova: Le Kosovo orphelin
Mercredi dernier, à Vienne, devait avoir lieu une rencontre entre les autorités kosovares et serbes, sous l’auspice des Nations Unies, afin d’amorcer des pourparlers sur le statut final du Kosovo. Cette résolution pacifique du conflit a été remise, puisqu’au même moment, à Pristina, chef-lieu du Kosovo, se rassemblaient plus d’un million d’Albanais pour assister aux obsèques du leader incontesté du mouvement national kosovar, le président Ibrahim Rugova, décédé le 21 janvier des suites d’un cancer des poumons.

Ce «Gandhi des Balkans» laisse dans le deuil une nation dont il a dominé la vie politique depuis plus de 20 ans, comme le rappelle Rénéo Lukic, professeur titulaire de relations internationales au département d’Histoire de l’Université Laval, auteur de L’agonie yougoslave (1986-2003), paru aux Presses de l’Université Laval.

 
François Coulombe-Giguère  
Voyage à El Palto, Pérou
Pour un café vraiment équitable
La camionnette surchargée traverse les Andes à une vitesse impressionnante. De la petite ville commerciale de Jaen, nous nous dirigeons vers El Palto, village de cultivateurs de café équitable. La coopérative se nomme JUMARP en l’honneur d’un missionnaire de Sherbrooke qui a incité la trentaine de producteurs de l’époque à s’associer en coopérative. Ils sont maintenant 74 associés. Pour eux, le café équitable, ce n’est pas seulement recevoir quelques dollars de plus pour leur production. Voici une brève incursion au cœur d’un commerce de moins en moins alternatif.

«Grâce aux revenus du café équitable, nous prospérons», affirme Moyses Julca Mendoza, membre de la JUMARP. Natif du village, il constate des progrès dans les conditions de travail des cultivateurs. «Tous les profits servent la communauté. Quand vient le temps d’établir les priorités, on se rencontre et on en débat», explique-t-il. Par exemple, leur dernier achat est une balance ultra-précise pour peser les poches de café ainsi qu’un détecteur d’humidité.

 
Nicolas Vézeau  
Le socialisme du XXIe siècle
L’originalité du système de protection sociale vénézuélien

Simón est l’un des 1000 motocyclistes s’étant volontairement enrôlés dans «la force motorisée de la révolution sur deux roues».  Malgré ses 50 ans, le motard socialiste parcourt sans relâche les rues de Caracas, le regard fier.  Son travail lui vaut le respect des siens. Se faufilant entre une cargaison de bananes et une désuète voiture-taxi américaine afin d’y faire passer sa monture, il se retourne, les yeux illuminés d’espoir, et lance: «Ici, c’est la démocratie!»

Aujourd’hui, il s’affaire à montrer les acquis de la révolution bolivarienne à trois jeunes journalistes québécois dans les quartiers les plus défavorisés de la ville, communément appelés «barrios». Demain, il pourra peut-être faire le pont entre un médecin cubain et un indigent sur son «trottoir de mort». «Avec ma moto, je me bats pour le socialisme du XXIe siècle», confie-t-il.

 
Nicolas Vézeau  
«1-2-3, au Sommet !»
Ouverture du 6e Forum social mondial, Caracas, Venezuela

C’est par une paisible «marche contre la guerre et l’impérialisme» qu’a commencé le  Forum social mondial de Caracas mardi dernier.  Des représentants de tous les continents, bien que ceux des deux Amériques s’y retrouvent en majorité, se rencontrent en effet du 24 au 29 janvier dans la capitale vénézuélienne afin d’y tenir le rendez-vous annuel des altermondialistes.

La délégation québécoise était particulièrement bien représentée, forte de plus de 500 participants.  Parmi eux, notons une dizaine de journalistes étudiants, 45 enseignantes et enseignants syndiqués de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), ATTAC-Québec, de nombreux étudiants ainsi que des personnalités politiques.

 
Guillaume Durou  
Conférence sur la Palestine
L’asphyxie d’un peuple
Le 26 janvier dernier, Ali Abunimah, journaliste, spécialiste du Moyen-Orient et cofondateur du journal Electronic Intifada qui a notamment coopéré avec plusieurs chaînes télévisées américaines, est venu offrir une conférence concernant l’isolement de la Palestine sous occupation israélienne.

 En débutant par un bref historique de ce conflit presque sexagénaire, Abunimah explique qu’après l’expulsion massive des Palestiniens hors de leurs villages pour laisser ainsi la place aux peuples juifs en 1948, le gouvernement israélien s’est permis, en 1967, d’octroyer 100 % des terres originelles en colonisant la Cisjordanie, la bande de Gaza et Jérusalem-Est. Violant ainsi la convention de Genève et le droit international, le gouvernement travailliste a procédé à cette colonisation avec des vagues successives de milliers de colons juifs. Abunimah affirme que cette politique a été activement mise en œuvre autant par les gouvernements israéliens de droite que ceux de gauche et cela durant des décennies. Vraisemblablement, ce processus d’occupation a engendré chez le peuple palestinien une résistance active persistante pour son autodétermination.

Une réalisation de SYS-TECH / Ouverture technologique