Visite de festivals de Montréal et d’Abitibi Automne, cinéma et festivals
par Claire Goutier -
Arts et spectalces
Vous savez quoi? Des festivals de films, il y en a plusieurs et pour tous les goûts. L’automne est une période particulièrement prolifique pour les festivals, précisément pour le film court métrage. Pour assouvir votre curiosité, voici trois événements d’ailleurs: deux montréalais et un tout droit sorti de l’Abitibi.
Le premier, Glitch fest, est un festival qui roule sa bosse depuis maintenant six ans. À la base, il était destiné à être une vitrine pour les films des étudiants de la Polytechnique de Montréal. Pour les néophytes, glitch est une anomalie sur la pellicule: une imperfection qui donne parfois des résultats appréciables si on en juge par les allures de ce petit festival. Les débuts modestes, mais forts appréciés dans la cafétéria de l’école, ont fait boule de neige pour aboutir à un festival de trois soirs qui attire des centaines de personnes.
Très urbain, aux sons technos, ce festival offre des prix intéressants pour les cinéastes étudiants et accomplis. Fait intéressant, Glitch permet de visualiser tous les films présentés lors des projections par le biais de son site Internet, et ce, depuis sa première édition. Également, pour cette édition, Glitch avait des films provenant de 15 pays.
Le Vitesse Lumière montréalais SPASM, l’équivalent montréalais de notre Vitesse Lumière, est un univers en soi. Il faut aimer l’horreur, la science-fiction et le fantastique, mais hormis ce léger(!) détail, c’est un univers où l’on s’amuse avant tout. Quoi de mieux que des Drags Queens ou des démons pour animer une soirée endiablée! Le seul accroc rencontré est peut-être la faiblesse des dialogues des présentateurs, les jeux de mots peu subtils et la discrimination envers les femmes et plusieurs autres minorités. Néanmoins, ce festival est un événement articulé de manière à créer une ambiance des plus festives pendant plusieurs jours.
Au début, Jarrett Mann, président du festival, organisait des partys d’Halloween qui ont pris des proportions impressionnantes. Aussi, un peu écœuré d’assister à des projections bien trop sérieuses où «l’on s’ouvre les veines après la projection», lui et trois amis ont entrepris d’organiser cet événement où l’on rit lorsque le sang pisse! D’abord axé sur l’horreur, l’événement finit par s’orienter sur le cinéma de genre. Déjà l’année prochaine devrait s’ajouter la catégorie Policier. La mise en scène de la présentation et les films sont autant d’éléments qui permettent l’émergence du film de genre québécois.
Finalement, le dernier et non le moindre, le Festival International de cinéma d’Abitibi-Témiscamingue est une initiative de trois amis et acteurs importants de l’industrie abitibienne. L’année prochaine sera déjà la 25e édition. Huit heures de projection par jour pendant six jours, ce festival d’expérience est non seulement extrêmement bien organisé, il offre des projections de qualité.
Invités de renoms et journalistes se promènent parmi la foule et sont très accessibles. On est parfois très ébranlé, parfois choqué, et quelque fois on ne comprend pas nécessairement la conclusion. On trouve de longs et de courts métrages. Depuis trois ans, s’est ajouté l’Espace vidéo. Cette section est organisée par les Racamés. Ils présentent quatre soirs de projection exclusive de courts métrages où figure une programmation internationale.
Un passeport est disponible pour l’ensemble des présentations. Projections et fête, voilà un programme intéressant pour ce festival qui fait sa marque sur le plan international dans une contrée lointaine où la chaleur humaine est bien ancrée dans les mœurs des gens! |
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