Impact Campus - Le journal des étudiants et des étudiantes de l'Université Laval

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Le journal des étudiants et des étudiantes de l'Université Laval


Édition du Mardi 8 novembre 2005 > Arts et spectalces
Arts et spectalces
 
Courtoisie Louise Leblanc  
Sainte-Jeanne au Théâtre du Trident
Combat en geste et en paroles
«Épique», autant dans les paroles que dans les actions, voilà comment le metteur en scène Gill Champagne qualifie sa dernière pièce, Sainte-Jeanne de George Bernard Shaw, présentée au Trident jusqu’au 26 novembre prochain, une relecture captivante de l’histoire de Jeanne d’Arc.

On y suit l’histoire de la Pucelle, de sa montée, culminant avec sa victoire à Orléans, jusqu’à son procès face à l’Inquisition. Des discussions aux batailles, tout demeure un combat, selon M. Champagne. «Autant on se bat parfois avec le corps, parfois avec son opinion. Le rythme du texte doit être le même que pour les combats», remarque-t-il, indiquant que «les opinions sortent comme des coups de lance».

 
Courtoisie Jean-François Landry  
Critique de Leçon d’anatomie à la Bordée
Disséquer une relation sans se salir
Martha aime Pierre. Ou plutôt aimait… Et Martha aime les faits. Outre cela, tout ce qui l’entoure lui donne envie de hurler: son nom, son corps, sa vie, sa froideur scientifique, ses moments d’égarement et, par-dessus tout, ses moments d’intense lucidité. Elle nous en livre un condensé, dans Leçon d’anatomie, l’autopsie en règle de sa relation orageuse, pour ne pas dire malsaine, avec Pierre, son «impeccable» politicien de mari.

Le texte de Larry Tremblay a le mérite de présenter un personnage intéressant, même si, une fois encore (on se rappellera Du pépin à la fissure, Everybody Welles pour tous et L’inoublié ou Marcel-pomme-dans-l’eau: un récit-fleuve présentés l’année dernière au Périscope), il s’agit d’un long monologue qui fouille les méandres intérieurs et les souvenirs d’un personnage-exceptionnel-mais-qui-nous-ressemble-tellement-au-fond.

 
Courtoisie  
Entrevue avec un comique
Le retour de François Morency
Diplômé en communication publique à l’Université Laval, François Morency a trouvé sa voie dans une des branches de cette discipline: l’humour. Cette année, il présente son troisième one man show et une publicité qui ne passe pas inaperçue.

La récente publicité de l’humoriste met en vedette de nombreuses personnalités publiques comme Sœur Angèle, Claude Poirier, Daniel Pinard et Roger Brulet. «Je voulais que ce soit original», commente-t-il. Ces personnalités sont connues du public, ce qui lui permet une grande visibilité. Ce nouveau défi représente pour l’humoriste un avancement dans sa vie professionnelle. Les expériences acquises au cours des années lui ont donné davantage confiance en lui-même. Il aborde donc son troisième spectacle avec sérénité et avec une certaine sagesse…

En Bref critique

Le commentaire de Mélina
Des prix qui se méritent?

On ne peut pas passer à côté du happening de l’industrie du spectacle au Québec: le merveilleux Gala de l’ADISQ.  Que dire qui n’a pas encore été critiqué? Je ne peux pas accepter que la musique méritante soit celle diffusée dans les stations de radio commerciale. Lorsqu’un étrange personnage de la musique dite alternative, comme Pierre Lapointe, s’illustre dans ce monde fermé, on en parle pendant des semaines, étonnés qu’un rebelle se soit infiltré dans l’industrie.

 
Courtoisie  
Entrevue avec Alexandre Belliard
Quand liberté rime avec Musicor
Avec son album Piège à con, Alexandre Belliard prouve que, même s’il a signé avec Musicor, il possède encore sa liberté. Un artiste loin de la télé-réalité…

Après avoir lu tout le dossier de presse sur Alexandre Belliard fourni par Musicor, filière de Québécor, des questions surgissent sur le contenu plus promotionnel que critique. Cet artiste, qui possède sa propre maison de disques, Gavroche, et compose des titres comme Attaque multimédia, fait, en même temps, de la promotion à outrance en signant avec une multinationale… Il rétorque que Musicor est le seul label à lui offrir un contrat, et que pour lui, il s’agit d’autoproduire trois albums en préservant ses libertés artistiques. «Je ne vis pas une pression, mais bien un appui. Je ne me vois pas faire ma promotion tout seul».

Critique des pièces du Projet Nous
Intégrer le milieu théâtral
La relève théâtrale formée à l’Université Laval a proposé avec le Projet Nous une série de trois pièces: Escurial, Die Hemdmaschine et Existe-Moi, chez Premier Acte dans le but d’améliorer son intégration dans le milieu artistique de Québec.

Les trois créations originales, issues de projets de fin d’année de diplômés se sont démarquées par des trouvailles scénographiques et une atmosphère sombre. La double programmation Escurial et Die Hemdmaschine ainsi que Existe-Moi permettent d’apprécier  particulièrement le jeu de duos féminins.

 
Courtoisie  
Entrevue avec Mathieu Lavoie
Artiste au parcours inusité
La scène musicale québécoise est dans «un essor extraordinaire en ce moment». Son dernier artiste, Mathieu Lavoie, possède déjà une feuille de route impressionnante et hors de l’ordinaire. Voyez le chemin parcouru pour en arriver avec un premier album solo. 

Ces premiers pas dans le domaine de la chanson l’ont amené de Mascouche à Lionel-Groulx en chant populaire. En 1995, il s’inscrit au Festival de la chanson de Granby. Il y remporte le premier prix dans la catégorie Interprétation, décerné par un jury présidé par Luc Plamondon.

 
Courtoisie  
Entrevue avec Marc Déry
Retour en douce
Terré dans sa tanière pendant trois ans, Marc Déry ressort enfin pour présenter À la figure, album à l’ambiance plus douce et sereine que ses précédentes parutions. 

En observant la pochette, on remarque que le chanteur a les cheveux légèrement ébouriffés, la barbe non taillée, dégageant ici une certaine simplicité, une image dépouillée d’artifice. «La pochette doit toujours refléter, représenter l’ambiance produite par le disque. Et pour À la figure, c’est quelque chose de mature, plus intimiste, personnel», indique Marc Déry.

En Bref

 
Courtoisie  
Danse Ce qu’il en reste
Ce qu’il en reste, de la chorégraphe Louise Bédard, est le second volet d’un cycle de création intitulé Itinéraire multiple et qui a pour but d’explorer l’univers de femmes artistes issues d’autres cultures.

Dans le cas de Ce qu’il en reste, l’univers exploré est celui d’Hannah Höch, l’une des premières dadaïstes allemandes. Höch est réputée pour ses photomontages qui, par la fragmentation des images puis leur réassemblage, suggèrent souvent le réel plus intensément que le point de départ. Elle a été aussi témoin des deux grandes Guerres, et considérait que son rôle était d’enregistrer les évènements et de les transmettre de façon picturale.

 
Courtoisie  
Visite de festivals de Montréal et d’Abitibi
Automne, cinéma et festivals
Vous savez quoi? Des festivals de films, il y en a plusieurs et pour tous les goûts. L’automne est une période particulièrement prolifique pour les festivals, précisément pour le film court métrage. Pour assouvir votre curiosité, voici trois événements d’ailleurs: deux montréalais et un tout droit sorti de l’Abitibi.

Le premier, Glitch fest, est un festival qui roule sa bosse depuis maintenant six ans. À la base, il était destiné à être une vitrine pour les films des étudiants de la Polytechnique de Montréal. Pour les néophytes, glitch est une anomalie sur la pellicule: une imperfection qui donne parfois des résultats appréciables si on en juge par les allures de ce petit festival. Les débuts modestes, mais forts appréciés dans la cafétéria de l’école, ont fait boule de neige pour aboutir à un festival de trois soirs qui attire des centaines de personnes.

 
Valérie Côté  
Critique du spectacle Le Grand 8
Court mais très intense
Quand la seule véritable critique d’un spectacle est qu’il a durée que 1h15, c’est signe que le spectacle a été plus qu’excellent. Les huit artistes du Grand 8 (quatre de Québec et quatre de France) ont impressionné par leurs diversités et surtout leurs talents en interprétant malheureusement que deux chansons chacun.

Certes, certains se sont démarqués du lot, mais ces divers gagnants de concours de l’année 2005 (Festival de la chanson de Petite-Vallée et de Ma première Place des Arts pour Québec et du Maillon Rhône-Alpes du Chainon Manquant pour les Français) défendaient extrêmement bien leurs place sur la scène du Petit Champlain le 6 novembre dernier.

 
Courtoisie Alain Lauzier  
Critique de 5 X 5 au studio-théâtre de la Place des Arts
En constante évolution
C’est devant seulement une vingtaine de personnes que les cinq participants de 5 x 5, issus d’un projet du Théâtre Petit Champlain, ont montré toute la force de leurs interprétations et l’évolution de leurs performances depuis leur spectacle à Québec du 8 juin 2005.

C’est dans le cadre des Coups de coeur francophone de Montréal que les cinq comparses ont performé ensemble pour la dernière fois le 5 novembre dernier. Malgré quelques problèmes techniques de guitares, les cinq collègues ont su captiver l’assitance avec leur spectacle 100% original.

Critique de Nico Lelièvre et Julien Ribot
C’est dans le décor du Théâtre Petit Champlain que se produisait Nico Lelièvre et Julien Ribot. Ils nous ont présentés deux performances électro-pop très intéressantes.

Critique Mélanie Boucher et Nilda Fernandez
La Belle et le Français d’Espagne
Quelques chandelles, un piano, une contrebasse et la voix enveloppante de Mélanie Boucher, jeune Québécoise exilée en Colombie-Britannique, et vous obtenez un spectacle nuancé, touchant et sans prétention. Ajoutez-y les classiques de la chanson française, des boléros et des tangos, et voici qu’arrive Nilda Fernandez et sa voix haut perchée…

Mélanie Boucher a le don d’agencer les ballades et les airs jazzés. Devant un public aimant, elle a interprété des reprises de Claude Nigaro (Le cinéma), de Pauline Julien (Mommy) et d’Édith Piaf (Sous le ciel de Paris), ainsi que ses propres compositions. Manifestement nerveuse, elle est restée muette quelques minutes avant de prendre la parole entre les chansons, pour confier aux spectateurs, sur le ton du secret, de petites tranches de vie.

 
David Brulotte  
Critique de CharlÉlie Couture
Clarté partagée
CharlÉlie Couture a inauguré l’édition 2005 du Coup de cœur francophone avec sa prestation généreuse devant un public conquis d’avance. Accompagné de quatre musiciens, dont un harmoniciste pas piqué des vers, le New-Yorkais d’adoption a brossé, pendant près de deux heures, un portrait de son répertoire.

Avec sa voix nasillarde de bluesman et ses paroles franches et engagées, Couture partage son univers conceptuel et sa lecture sensible du réel en abordant des thèmes aussi variés que les mines antipersonnel (J’suis miné), les OGM (Eugène le gène) et la panique médiatisée (Media Panic).

En Bref

 
Geneviève Larivière  
Critique de Anis et Daniel Russo Guerrido
Chanson aux multiples visages
Un jour, l’industrie l’a découvert dans le métro parisien. Au Coup de cœur francophone, le public l’a découvert à son tour, lui et son reggae-blues sympathique, dans l’intimité du Théâtre Petit Champlain. C’était Anis chantant sa Chance.

Le Français qui «aurai[t] voulu être un MC» a changé d’idée depuis le temps, pour son bonheur. Car il interprète avec un enthousiasme manifeste les extraits de son dernier album, La Chance. D’une voix chaude, de sa voix de jazzman, il a livré à la salle ses textes sincères et ses airs faits de guitare électro-acoustique, basse, harmonica, d’un clavier toujours bien exploité... Particulièrement dans Cergy (qui a cartonné en France) et dans Pensées amères: des titres qui valent certainement le détour.

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Critique livre

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