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Courtoisie Louise Leblanc |
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Sainte-Jeanne au Théâtre du Trident
Combat en geste et en paroles
«Épique», autant dans les paroles que dans les actions, voilà comment le metteur en scène Gill Champagne qualifie sa dernière pièce, Sainte-Jeanne de George Bernard Shaw, présentée au Trident jusqu’au 26 novembre prochain, une relecture captivante de l’histoire de Jeanne d’Arc. On y suit l’histoire de la Pucelle, de sa montée, culminant avec sa victoire à Orléans, jusqu’à son procès face à l’Inquisition. Des discussions aux batailles, tout demeure un combat, selon M. Champagne. «Autant on se bat parfois avec le corps, parfois avec son opinion. Le rythme du texte doit être le même que pour les combats», remarque-t-il, indiquant que «les opinions sortent comme des coups de lance».
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Courtoisie Jean-François Landry |
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Critique de Leçon d’anatomie à la Bordée
Disséquer une relation sans se salir
Martha aime Pierre. Ou plutôt aimait… Et Martha aime les faits. Outre cela, tout ce qui l’entoure lui donne envie de hurler: son nom, son corps, sa vie, sa froideur scientifique, ses moments d’égarement et, par-dessus tout, ses moments d’intense lucidité. Elle nous en livre un condensé, dans Leçon d’anatomie, l’autopsie en règle de sa relation orageuse, pour ne pas dire malsaine, avec Pierre, son «impeccable» politicien de mari. Le texte de Larry Tremblay a le mérite de présenter un personnage intéressant, même si, une fois encore (on se rappellera Du pépin à la fissure, Everybody Welles pour tous et L’inoublié ou Marcel-pomme-dans-l’eau: un récit-fleuve présentés l’année dernière au Périscope), il s’agit d’un long monologue qui fouille les méandres intérieurs et les souvenirs d’un personnage-exceptionnel-mais-qui-nous-ressemble-tellement-au-fond.
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Courtoisie |
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Courtoisie |
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Entrevue avec Alexandre Belliard
Quand liberté rime avec Musicor
Avec son album Piège à con, Alexandre Belliard prouve que, même s’il a signé avec Musicor, il possède encore sa liberté. Un artiste loin de la télé-réalité… Après avoir lu tout le dossier de presse sur Alexandre Belliard fourni par Musicor, filière de Québécor, des questions surgissent sur le contenu plus promotionnel que critique. Cet artiste, qui possède sa propre maison de disques, Gavroche, et compose des titres comme Attaque multimédia, fait, en même temps, de la promotion à outrance en signant avec une multinationale… Il rétorque que Musicor est le seul label à lui offrir un contrat, et que pour lui, il s’agit d’autoproduire trois albums en préservant ses libertés artistiques. «Je ne vis pas une pression, mais bien un appui. Je ne me vois pas faire ma promotion tout seul».
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Courtoisie |
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Courtoisie |
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Entrevue avec Marc Déry
Retour en douce
Terré dans sa tanière pendant trois ans, Marc Déry ressort enfin pour présenter À la figure, album à l’ambiance plus douce et sereine que ses précédentes parutions. En observant la pochette, on remarque que le chanteur a les cheveux légèrement ébouriffés, la barbe non taillée, dégageant ici une certaine simplicité, une image dépouillée d’artifice. «La pochette doit toujours refléter, représenter l’ambiance produite par le disque. Et pour À la figure, c’est quelque chose de mature, plus intimiste, personnel», indique Marc Déry.
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Courtoisie |
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Courtoisie |
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Visite de festivals de Montréal et d’Abitibi
Automne, cinéma et festivals
Vous savez quoi? Des festivals de films, il y en a plusieurs et pour tous les goûts. L’automne est une période particulièrement prolifique pour les festivals, précisément pour le film court métrage. Pour assouvir votre curiosité, voici trois événements d’ailleurs: deux montréalais et un tout droit sorti de l’Abitibi. Le premier, Glitch fest, est un festival qui roule sa bosse depuis maintenant six ans. À la base, il était destiné à être une vitrine pour les films des étudiants de la Polytechnique de Montréal. Pour les néophytes, glitch est une anomalie sur la pellicule: une imperfection qui donne parfois des résultats appréciables si on en juge par les allures de ce petit festival. Les débuts modestes, mais forts appréciés dans la cafétéria de l’école, ont fait boule de neige pour aboutir à un festival de trois soirs qui attire des centaines de personnes.
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Valérie Côté |
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Courtoisie Alain Lauzier |
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Critique Mélanie Boucher et Nilda Fernandez
La Belle et le Français d’Espagne
Quelques chandelles, un piano, une contrebasse et la voix enveloppante de Mélanie Boucher, jeune Québécoise exilée en Colombie-Britannique, et vous obtenez un spectacle nuancé, touchant et sans prétention. Ajoutez-y les classiques de la chanson française, des boléros et des tangos, et voici qu’arrive Nilda Fernandez et sa voix haut perchée… Mélanie Boucher a le don d’agencer les ballades et les airs jazzés. Devant un public aimant, elle a interprété des reprises de Claude Nigaro (Le cinéma), de Pauline Julien (Mommy) et d’Édith Piaf (Sous le ciel de Paris), ainsi que ses propres compositions. Manifestement nerveuse, elle est restée muette quelques minutes avant de prendre la parole entre les chansons, pour confier aux spectateurs, sur le ton du secret, de petites tranches de vie.
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David Brulotte |
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Geneviève Larivière |
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Critique de Anis et Daniel Russo Guerrido
Chanson aux multiples visages
Un jour, l’industrie l’a découvert dans le métro parisien. Au Coup de cœur francophone, le public l’a découvert à son tour, lui et son reggae-blues sympathique, dans l’intimité du Théâtre Petit Champlain. C’était Anis chantant sa Chance. Le Français qui «aurai[t] voulu être un MC» a changé d’idée depuis le temps, pour son bonheur. Car il interprète avec un enthousiasme manifeste les extraits de son dernier album, La Chance. D’une voix chaude, de sa voix de jazzman, il a livré à la salle ses textes sincères et ses airs faits de guitare électro-acoustique, basse, harmonica, d’un clavier toujours bien exploité... Particulièrement dans Cergy (qui a cartonné en France) et dans Pensées amères: des titres qui valent certainement le détour.
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