Entrevue avec l’artiste Caroline Jean Le portrait revisité au Clocher penché
par Isabelle Bédard-Brûlé -
Arts et spectalces
Finissante à la maîtrise de l’Université Laval, Caroline Jean présente quelques toiles issues de ses précédentes expositions dans l’ambiance animée du café Le Clocher penché. Ses portraits s’inscrivent dans la foulée de son mémoire de maîtrise intitulé Le Désir non résolu et de son exposition solo Portraits: re-actualized, présentée récemment à Toronto.
L’artiste fait le portrait de gens qu’elle connaît et qui l’ont marquée. Ses sujets sont exclusivement des hommes, mais elle présente aussi son autoportrait You’re Scared of Me Because You’re Scared of You (photo). «Je dis toujours de mes portraits qu’ils sont une rencontre entre ma subjectivité et celle de l’autre», confie-t-elle. Elle s’inspire donc de l’émotivité se dégageant du sujet, tout en exprimant sa propre émotivité.
Sa touche est très évocatrice. Reflétant la spontanéité, ce mouvement semble tout de même contrôlé. On sent par l’arrêt abrupt de certains traits qu’il existe une limite à l’accessibilité et à l’intériorité d’autrui. D’ailleurs, tous les yeux sont voilés: ils préservent leurs secrets. Seul le regard de l’autoportrait est limpide et laisse entrevoir l’âme du peintre.
La couleur participe à la création d’un univers complexe, qui paraît parfois inquiétant, à l’exemple des expressionnistes. L’artiste s’inspire aussi de la philosophie, domaine qui la passionne. Cette attirance envers la réflexion lui permet d’aller toujours plus loin dans sa découverte de l’autre: «J’essaie toujours de voir au-delà de l’image», dit-elle.
Ce style d’art visuel est souvent plus accessible au grand public parce qu’il semble moins hermétique. Interrogée sur l’importance de la démocratisation dans l’art, Caroline Jean répond: «Je crée d’abord pour moi, mais c’est sûr que c’est important d’être diffusé.» C’est pourquoi elle aime présenter ses œuvres dans un bistro comme Le Clocher penché. Cela lui permet de rejoindre un public qui n’irait peut-être pas dans les galeries d’art. Évidemment, ces dernières permettent tout de même un climat plus propice à la réflexion et à la contemplation qu’elle recherche tout autant.
La jeune artiste termine une année stimulante et elle prévoit continuer sa création. Elle envisage aussi la possibilité de participer à un projet collectif à New York. En attendant, ses portraits sont présentés au bistro de la rue Saint-Joseph jusqu’au 5 mars 2006. L’artiste fait le portrait de gens qu’elle connaît et qui l’ont marquée. Ses sujets sont exclusivement des hommes, mais elle présente aussi son autoportrait You’re Scared of Me Because You’re Scared of You (photo). «Je dis toujours de mes portraits qu’ils sont une rencontre entre ma subjectivité et celle de l’autre», confie-t-elle. Elle s’inspire donc de l’émotivité se dégageant du sujet, tout en exprimant sa propre émotivité.
Sa touche est très évocatrice. Reflétant la spontanéité, ce mouvement semble tout de même contrôlé. On sent par l’arrêt abrupt de certains traits qu’il existe une limite à l’accessibilité et à l’intériorité d’autrui. D’ailleurs, tous les yeux sont voilés: ils préservent leurs secrets. Seul le regard de l’autoportrait est limpide et laisse entrevoir l’âme du peintre.
La couleur participe à la création d’un univers complexe, qui paraît parfois inquiétant, à l’exemple des expressionnistes. L’artiste s’inspire aussi de la philosophie, domaine qui la passionne. Cette attirance envers la réflexion lui permet d’aller toujours plus loin dans sa découverte de l’autre: «J’essaie toujours de voir au-delà de l’image», dit-elle.
Ce style d’art visuel est souvent plus accessible au grand public parce qu’il semble moins hermétique. Interrogée sur l’importance de la démocratisation dans l’art, Caroline Jean répond: «Je crée d’abord pour moi, mais c’est sûr que c’est important d’être diffusé.» C’est pourquoi elle aime présenter ses œuvres dans un bistro comme Le Clocher penché. Cela lui permet de rejoindre un public qui n’irait peut-être pas dans les galeries d’art. Évidemment, ces dernières permettent tout de même un climat plus propice à la réflexion et à la contemplation qu’elle recherche tout autant.
La jeune artiste termine une année stimulante et elle prévoit continuer sa création. Elle envisage aussi la possibilité de participer à un projet collectif à New York. En attendant, ses portraits sont présentés au bistro de la rue Saint-Joseph jusqu’au 5 mars 2006. |
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