Exposition d’aquarelles géantes Au-delà du médium
par Valérie Côté -
Arts et spectalces
Fruit de diverses expérimentations du médium de l’aquarelle dans son opacité et sa transparence, l’exposition Paysages de Denise Cloutier, étudiante à la maîtrise en histoire de l’art, propose des toiles géantes, où les effets proviennent du mouvement de la toile et non de celui d’un pinceau.
Dans sa démarche artistique, Denise Cloutier laisse le médium révéler ses propres effets. «Je ne travaille pas avec des idées préconçues, mais plutôt par les pouvoirs de transformation du médium lui-même», indique l’artiste. Ainsi, elle met de l’aquarelle sur sa toile avec un pinceau, puis elle imbibe sa surface d’eau et à certains endroits, elle en met moins. Elle travaille ensuite avec des tables qui pivotent, donc les pigments se promènent et ses toiles produisent des images qu’elle ne pouvait pas prévoir.
Son exposition s’intitule Paysages, car il y a «toujours eu une horizontalité ou une verticalité dans mes peintures. Un aspect de stabilité qui est toujours apparu comme une sensation d’espace dans la peinture et non pas comme l’effet des aplats de couleurs», précise-t-elle.
Elle est acutellement en élaboration d’une autre exposition utilisant des acryliques bleus et blancs de mosaïques qui devrait être présentée au Bagel Traditionnel.
L’artiste s’inspire de photographies de paysages tirées de livres anciens ou actuels. Dans l’exposition, elle présente aussi un livre d’artiste qui comprend 72 images d’aquarelles miniatures qu’elle a fait avant de créer ses peintures, comme une espèce d’expérimentation préalable pour les aquarelles géantes.
Les études de l’art Elle a terminé un baccalauréat en arts plastiques en 2002 et fait maintenant une maîtrise en histoire de l’art sur le peintre Gerhard Richter (un Allemand contemporain), car certaines parties de son travail rejoignent le sien. Ses études lui ont permis d’acquérir une méthode de travail, de maîtriser la matière et d’aller au-delà des techniques déjà expérimentées en inventant ses propres façons de faire. «C’est à force de connaître un médium, de le travailler, puis de chercher qu’on en vient, à un moment donné, à des effets nouveaux. Ce n’est pas vrai que l’on a tout fait en peinture, il faut travailler avec l’imprévisibilité des médiums du point de vue chimique», conclut Denise Cloutier.
L’exposition Paysages de Denise Cloutier est présentée jusqu’au 10 février à la salle d’exposition du Desjardins. |
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