Coup de gueule de la rédaction
par Antoine Goutier -
Opinions
Ça dort au gaz!!!
Heille qu’est-ce qui se passe sur le campus! Pas d’action d’éclat, pas de mobilisation. Il n’y a que les cuisiniers du Collectif de Minuit pour jeter un peu d’huile sur le feu. Pourtant, nous aurions pu nous attendre à un mouvement de colère et de révolte à la rentrée scolaire. C’est d’ailleurs ce que les représentants étudiants nous annonçaient avec la question de la reprise alimentaire. Après des t-shirts, des bandes dessinées et l’enterrement douteux de l’Enthité, que nous réserve l’enlevante campagne de boycott?
Par la suite, nous aurions pu croire que les associations étudiantes, notamment l’AELIÉS et la CADEUL, allaient s’insurger contre l’exclusion des étudiants du rectorat. Cette manœuvre mijotée de longue date n’était qu’une vengeance de l’administration en représailles aux troubles de la dernière course au rectorat. La mesquinerie du recteur et de ses acolytes aurait dû faire sortir de leurs gonds nos représentants étudiants. Qu’est-ce qui s’est fait? Est-ce que les étudiants ont été mis au courant, ont-ils été informés de l’importance de l’enjeu? Non, ils ont été placés devant le fait accompli et informés par la première page d’Impact Campus.
La spontanéité et l’ampleur de la grève de la session dernière ont été surprenantes. Nous aurions pu nous attendre à une énergie comparable pour les revendications actuelles. Malheureusement, il semblerait qu’au contraire la grève a épuisé les forces mobilisatrices. Même l’Association des étudiants diplômés de sociologie, reconnue pour être la plus radicale du campus, est devenue moribonde. Que font les militants cette session? Leurs études! Au moins, nous ne pouvons pas leur reprocher de se préoccuper de leurs travaux à faire. Néanmoins, l’administration doit se réjouir de la situation.
Est-ce que cela donne le ton au référendum sur la désaffiliation à la FEUQ? L’hiver dernier, les associations, outrées par le comportement de la FEUQ, avaient demandé la tenue d’un référendum. Aujourd’hui, où est l’engouement, où sont les militants? La campagne référendaire s’est amorcée hier, sans trop d’émoi. Espérons simplement que ce ne sera pas encore un pétard mouillé.
Antoine Goutier |
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