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Édition du Mardi 8 novembre 2005 > Sports > L’aînée l’emporte!
L’aînée l’emporte!
par Dominic Talbot - Sports

À sa sixième participarion, l’Américaine Amy Frazier remporte la finale du Challenge Bell

David Brulotte
Encore une fois, le Challenge Bell de tennis aura été à la hauteur de sa réputation sur le circuit de la WTA. Malgré un tableau principal amoché par le désistement de six des principales têtes de série, la compétition a été à la hauteur des attentes. C’est l’Américaine Amy Frazier qui a finalement remporté la compétition, dimanche après-midi, devant un public de 2000 personnes.

La finale de dimanche revêtait un caractère spécial. D’un côté, l’une des étoiles montantes du circuit, la Suédoise Sofia Arvidson, et de l’autre une joueuse accomplie, Amy Frazier, des États-Unis. Cette dernière, pour qui les meilleures années comme joueuse de tennis sont déjà derrière, en était à sa sixième participation au Challenge.
Visiblement en forme, Frazier n’a laissé aucun doute sur son désir de finalement conquérir le titre après cinq tentatives infructueuses. Elle s’est d’ailleurs sauvée avec la première manche en moins de trente minutes par un compte de 6-1. Agressive dans toutes les facettes du jeu, notamment en fond de terrain, elle a décontenancé son adversaire Arvidson qui avait de la difficulté à suivre le rythme. «J’étais nerveuse avant le match, mais j’ai rapidement pris confiance. C’était une nervosité positive, car je me sentais en pleine possession de mes moyens», a raconté la gagnante.

D’une constance remarquable, Frazier a dû peiner un peu plus pour arracher son titre en deuxième manche. De l’aveu de son adversaire: «Amy a été constante tout au long du match. Je suis revenue forte en deuxième manche, mais elle était encore plus agressive que moi. Je devrai améliorer cette facette déterminante de mon jeu», a analysé la Suédoise Arvidson. Ce retour en force a fait trimer dur l’Américaine qui a néanmoins remporté la deuxième manche par 7-5.

Les deux finalistes sont reparties heureuses du tournoi qui en était à sa 13e édition. La gagnante a avoué vivre une petite histoire d’amour avec Québec: «J’ai de beaux souvenirs ici. C’est un tournoi que j’affectionne et j’adore la ville. Remporter finalement la victoire est un triple bonus, a indiqué Frazier. Je vais revenir car à 33 ans, je ne joue maintenant que pour mon plaisir et je suis encore compétitive; bel emploi n’est-ce pas! Je suis fatiguée de voyager alors je veux me concentrer sur les tournois près de chez moi», a déclaré la joueuse native de New York.

Pour la timide Sofia Arvidson, la défaite fait partie de l’apprentissage. «C’est une grande expérience. C’est quand même mon meilleur résultat en carrière chez les pros. Je dois apprendre à contrôler mes émotions lorsque je suis tout près du but, a-t-elle reconnu philosophiquement. De m’être rendu si près est déjà fantastique! Je serai ici pour gagner la prochaine fois», a repris la joueuse suédoise.

Une nouvelle niche
Pour la première fois depuis sa création, le Challenge Bell était présenté au PEPS de l’Université Laval. Tout simplement parce que le vétuste Club Avantage ne pouvait plus suffire à la demande. Trop petit, pas assez de commodités –entre autres les toilettes chimiques à l’extérieur– et surtout une trop faible capacité à accueillir les nombreux spectateurs. «Nous avons amené le tournoi où nous le pouvions, au Club Avantage. Un déménagement devenait nécessaire et le PEPS était la solution. Ici, les possibilités sont infinies pour le type de tournoi que nous présentons. Regardez le résultat. C’est bien au-dessus de nos espérances», a dit Jacques Hérisset, directeur du tournoi, visiblement fier de la réussite du Challenge. Et on le comprend. Entouré d’immenses rideaux noirs, le court central avait des allures de théâtre. «De plus, nous avons doublé le nombre de sièges pour les spectateurs. De 1 000 places, nous sommes passés à 2 000», a-t-il repris.

Il suffit d’avoir assisté aux présentations antérieures pour comprendre la fierté des organisateurs. «Les joueuses ont d’ailleurs comparé avantageusement le court central à celui de Zurich, tournoi qui accueille les meilleures joueuses au monde», a affirmé Hérisset au cours du point de presse final. Cette première édition couronnée de succès vient confirmer le rôle majeur joué par le PEPS pour le développement sportif de la région.
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